Départ à la retraite de la Directrice de l’IFPS Côte d’Azur.
Mary-Claude BAUZIT cède son poste à M. Eric MAGUIN :
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« Si la passion avait dû influencer mon départ, jamais je n’aurais pu envisager de quitter ce CFA, mais il y a un temps pour tout, un temps pour agir et un temps pour partir aussi je quitte le poste de Direction de l’Institut de Formation Pharmacie-Santé de la Côte d’Azur que j’occupais depuis 1982 ….. » Mary-Claude BAUZIT |
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Monsieur le Député, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs,
Je vous rassure ce discours sera court, je suis déjà émue de vous voir tous autour de moi pour partager ce moment heureux aussi je vous prie de bien vouloir me pardonner de lire, sachez que ce que j’ai à vous dire vient du cœur plus que de la raison ….. hélas … vous me connaissez !
Si la passion avait dû influencer mon départ, jamais je n’aurais pu envisager de vous quitter, mais il y a un temps pour tout, un temps pour agir et un temps pour partir aussi je quitte le poste de Direction de l’Institut de Formation Pharmacie-Santé de la Côte d’Azur que j’occupais depuis 1982, après avoir débuté comme formatrice le 15 septembre 1975 en Législation pharmaceutique, Formes et Opérations Galéniques, puis Chimie, Anatomie, Microbiologie et je dois en oublier comme l’Hygiène que j’aimais moins !
A l’époque on disait encore enseignante car il est vrai que nos malheureux apprentis « grattaient » beaucoup de papier et que le CFA n’avait ni photocopieuse, ni informatique ni vidéo-projecteurs ni site ni Campus juste :
un directeur Antonin MILLION, hyper efficace visionnaire et dont la gestion administrative nous a longtemps inspirée
un enseignant de pratiques Jean DUBREUIL
et une secrétaire Anne Marie BELLEUDY.
A cette rentrée 1975 il y avait 298 apprenants sur 5 ans, avec des cours le soir pour les « non apprentis » qui payaient leur formation.
j’ai eu la chance :
- de participer en 1985 au déménagement du Cours des Préparateurs en Pharmacie de l’avenue de la Californie à Nice (1 salle de cours divisible en 2, 1 deuxième petite et deux salles de TP) accueilli par la municipalité de St Laurent du Var, le CFA Pharmacie renaissait
- de connaître à la rentrée 1995 un effectif de 725 apprenants
- d’obtenir l’ouverture pour 1997 d’une formation par la voie impériale de l’apprentissage au BEP CSS, alors que dans le même temps il y avait rénovation du BP de Préparateur avec suppression du CAP d’employé en Pharmacie, le CFA Pharmacie devenait CFA Pharmacie-Santé de la Côte d’Azur
- d’obtenir l’ouverture pour 2003 d’une formation par la voie de l’apprentissage préparant au Bac Pro Commerce
J’ai oublié les angoisses des années où nous devions quitter Nice, j’ai retrouvé cette problématique récemment mais je suis sûre que le changement est toujours une source de progrès. Nous avons déjà fêté ensemble le cinquantenaire de l’Association Azuréenne en 1998, j’espère que vous penserez à moi pour ses 70 ans !
Les Présidents (j’en ai épuisé deux et attaqué un troisième), les membres du Conseil, les formateurs et les administratifs m’ont accompagnée et aidée dans ma fonction de directeur de Centre de Formation. Une pensée pour celle qui m’a accompagnée pendant 33 ans avec tous les aléas d’une aussi longue complicité.
Je salue le dévouement de l’ensemble de mes collaborateurs qui exercent leurs compétences au service de la formation avec bien sûr des amis parmi eux, de vrais amis.
Les apprentis ah les apprentis …. , souvent à l’ancienne appelés élèves, toujours source de motivation : ce sont « LES PETITS » quel que soit leur âge, pas toujours facile d’être à la fois directive et compréhensive, souvent assaillie dans mon bureau par leurs difficultés comment ensuite être sévère et surtout juste ? J’ai eu tous les retours « trop sévère, trop laxiste, trop protectrice, trop indifférente méchante même» bref trop tout, peu importe, ces jeunes et maintenant moins jeunes ont été ma raison de travailler dans ce Centre de Formation.
Je tiens également à remercier pour leur aide à chacune de mes sollicitations Christian ESTROSI, ministre de l’Industrie, Lionel LUCA député de la Nation, Henri REVEL maire de St Laurent du Var et vice président du Conseil Général et l’ensemble du Conseil Municipal
Je salue
-les membres de la Chambre de Commerce de Nice, la Direction de la Formation Professionnelle et Apprentissage, plus spécialement le Point A avec qui j’ai toujours volontiers collaboré, quelques souvenirs resteront comme le Forum du Broc …..
- les membres du Rectorat avec qui j’espère avoir eu des relations sincères et efficaces
- les chambres syndicales des Pharmaciens qui participent à nos efforts de formation, bien sûr leurs Président Henriette REY et Jean-Marie SOYER
- les entreprises dans leur ensemble, officines, maisons de retraite, crèches, , écoles maternelles
J’adresse mes amitiés à mes collègues : directeurs de CFA de PACA, directrice de l’ANFPP, directeurs des CFA Pharmacie venus de plus loin, certains sont des amis chers
C’est volontairement que je nomme le moins possible j’ai trop peur dans mon émotion d’oublier un véritable ami
Je voudrais vous présenter Eric MAGUIN qui ne connait pas encore son bonheur : celui d’avoir la mission de me succéder à vos côtés. C’est à la fois tourner une page et en écrire de nouvelles adaptées à l’évolution des missions de directeur de CFA.
Je suis sûre que sa jeunesse va faire muer le CFA, une peau neuve lui est nécessaire. Il dispose d’une expérience professionnelle qui sera particulièrement utile à ce poste. J’ai toute confiance en l’avenir, et ses qualités tant humaines que professionnelles laissent augurer le succès de sa mission parmi vous.
Cela dit, si son arrivée inaugure une nouvelle ère pour notre CFA, il ne réussira qu’avec votre collaboration : comme le souligne le dicton « Toute maison divisée contre elle-même périra » (réf. Marie-Ange)
Certes j’aurais aimé aujourd’hui avoir près de moi mes parents, car ce sont eux qui ont forgé les bases de ce que je suis, ils sont loin et âgés mais m’accompagnent encore c’est une chance que j’apprécie et puis je vous ai tous les anciens, les nouveaux, les importants, les plus simples, les directeurs, les apprentis, les formateurs, les diplômés, ceux que l’on a baptisés « temps pleins » qui faisaient souvent des doubles temps pleins pour que le navire avance, véritable famille avec ses joies et ses peines, ma famille, ma fille enfin, tous présents et absents
Pour terminer je ne peux m’empêcher de citer Jacques BREL « j’veux qu’on rie, j’veux qu’on danse …» mais ma chute sera plus optimiste : « tout au long de votre parcours au CFA » et pour rappeler mon passé de latiniste « Nunc est bibendum » = « c’est maintenant qu’il faut boire » !
Mary-Claude BAUZIT
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