Actualités Législatives

Intérêt du monopole pharmaceutique

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

Actualité douloureuse :

En novembre 2008, une jeune femme de 32 ans, est décédée à Sevran (Seine-Saint-Denis), vraisemblablement après avoir ingurgité des gélules "Best Life". Un cocktail de médicaments ( sibutramine) et de plantes, vendu en dehors des circuits pharmaceutiques et en toute illégalité.

Sibutramine est la molécule de SIBUTRAL® qui est un médicament appartenant à la liste I des substances vénéneuses. C’est un médicament à dispensation particulière dont  la prescription est réservée à certains médecins spécialistes et qui nécessite une surveillance pendant le traitement.

 

Il est donc impératif de se procurer les médicaments en pharmacie d’officine où la garantie de qualité et de sécurité est assurée.

Les circuits parallèles (rue, Internet…) vendent souvent des produits contrefaits.

                                                           

Le monopole pharmaceutique

 

            L’acte pharmaceutique, régi par le code de la santé publique, a évolué de la fabrication du médicament vers la dispensation.

Celle-ci englobe le devoir d’analyser la demande, le pouvoir de décider et de conseiller.

   Analyse

- réglementaire : lire l’ordonnance,  vérifier sa recevabilité d’un point de vue législatif

                               - pharmacologique : vérifier l’absence d’interaction médicamenteuse

 - contexte : rechercher l’historique du patient (allergies, hypersensibilité), les contres indications éventuelles. Le dossier pharmaceutique (DP) est utile pour approfondir cette analyse.

Le refus

Le pharmacien a le droit de refuser la délivrance d’un médicament si le résultat des analyses n’est pas conforme.

  C’est parce qu’ils possèdent, seuls, la compétence scientifique qui les rendent à même d’analyser et de savoir le cas échéant refuser, qu’on réserve le monopole de la dispensation aux pharmaciens, aux préparateurs en pharmacie. 

BAC PRO 1   10/11/08